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Deux étudiantes à Kazan

Maintenant, on a le droit de tomber malade !

3 Octobre 2014, 20:29pm

Publié par Kazanova

Ça me semblait un peu trop simple de s'installer ici comme ça aussi, comme ça, bim, juste en disant qu'on étudiait au КФУ ! Non, si vous voulez habiter ici, il va falloir prouver que vous n'avez ni la syphilis, ni la tuberculose.

Nous sommes donc parties affronter le froid et la pluie (il faisait particulièrement froid ce jour-là, avec une bruine bien dégueulasse), les chiens errants (c'est fou le nombre de chiens errants ici, alors qu'on n'a même pas encore croisé de chats), les gardiens de mauvais poils qui nous faisaient faire des détours, et j'en passe. Après avoir tourné un moment (toujours suivies de près par un gros clébard tout mouillé), nous avons trouvé l'entrée de la clinique.

Nous avons commencé par aller à l'accueil, qui nous a envoyées à la caisse pour payer, qui nous a ensuite envoyées au test de la syphilis. C'est d'ailleurs à ce moment-là que je me suis rendu compte qu'on devait faire une prise de sang (si j'aurais su, j'aurais JAMAIS venu). Une dame à l'air pas très aimable (comme tous les russes quand vous les rencontrez pour la première fois en fait, mais le caractère des russes fera l'objet d'un article à part entirèe. Peut-être même plusieurs) nous a donc forcées à nous asseoir sur une chaise, à nous mettre un faaat garrot, à nous mettre une aiguille plus faaaat encore dans le bras, et puis elle nous a pris pleeeeeeeein plein plein de saaaaang, c'était AFFREUUUUX, est-ce qu'elle avait une famille de vampires à nourrir ou bien ?! Bon, en fait elle n'en a pas tant pris que ça, et puis j'imagine que c'est comme ça qu'on fait une prise de sang, mais je n'aime pas quand même. Ensuite, elle nous a mises à la porte avec notre échantillon et nous l'avons apporté aux analyses.

Après cet épisode navrant, nous sommes allées passer une radio des poumons. Là aussi c'était naze : la dame nous a faites entrer avec plusieurs autres filles, et l'une après l'autre nous avons dû passer dans la pièce où il y avait le scanner, nous désaper, se coller à moitié à poil à une espèce de machine, c'était pas trop terrible. Et pendant qu'on se rhabillait, la suivante arrivait et se mettait à moitié à poil aussi. C'était un peu convivial quand même.

Trois minutes plus tard nous avions nos résultats et nous avons pu aller chercher ceux de la prise de sang. La dernière étape était d'aller voir une dame-médecin qui nous a adorées parce qu'on était françaises. Et il faut croire que nous n'avons ni la syphilis, ni la tuberculose, ni aucune maladie préhistorique bizarre puisqu'elle nous a remis notre медицинская справка magique, qui fait que si on est malade ici, on se paiera pas les soins ! Enfin si on a bien compris hein, ce qui n'est pas garanti non plus.

C'est donc avec le sentiment du devoir accompli et après être passées dans huit bureaux au total, nous avons pu repartir affronter le froid l'esprit tranquille : on peut tomber malades maintenant !

Valérie la licorne

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